
Dans une déclaration du Gouvernement de la République du Mali, Bamako dit avoir reconsidéré sa position après une analyse approfondie de ce dossier, considéré comme ayant un impact majeur sur la paix et la sécurité sous-régionales.
L’annonce de ce « revirement inattendu » comme le qualifie le quotidien « Le Monde », en a été faite en marge d’une rencontre à Bamako entre les deux chefs de la diplomatie des deux pays, Abdoulaye Diop et Nasser Bourita, à l’issue d’une audience accordée par le général Assimi Goïta.
Le ministre malien a ainsi considéré que le plan d’autonomie proposé par le Maroc constitue la « seule base sérieuse et crédible » pour parvenir à un règlement de ce différend, tout en réitérant son appui aux efforts des Nations Unies, en particulier à la résolution 2797 adoptée en octobre 2025.
Il est à noter que le retrait par le Mali de sa reconnaissance à la pseudo-rasd intervient alors que Bamako n’a jamais apporté un soutien significatif au mouvement séparatiste qui ne disposait pas de représentation diplomatique dans ce pays. Il faudra donc s’attendre à ce qu’Alger cherche à asphyxier économiquement le nord du Mali où réside des deux côtés de la frontière, une importante communauté touarègue. La presse officielle algérienne a d’ores et déjà entrepris une offensive médiatique contre le Mali et le Maroc, notamment en accusant la junte militaire au pouvoir à Bamako d’« accentue[r] son allégeance au Maroc qui cherche à multiplier les foyers de tensions dans la région ».
